Cuisine traditionnelle

Comme pour marquer le lien traditionnel avec la terre, Bodeguita Casablanca travaille le ragoût, à raison de deux ou trois par jour. Bénie soit la louche. Des exemples ? Vermicelles marins, soupe de tomate, fèves à la seiche, pois chiches aux choux, menudo à l’Andalouse, lentilles, petits pois, fèves aux pieds de porc, poêlée de haricot et courge, pommes de terre cuites.

Tous les jours à 14 heures, c’est un nouveau plat à base de riz. Paella de poissons et fruits de mer, veau aux artichauts, riz noir à l’aïoli, mélange de viande, etc. Et ensuite, viennent évidemment les spécialités. Tortilla au whisky, joue de porc au vin rouge, poisson frit — il saura vous étonner, filet de veau à la Marquès, chuletitas d’agneau de lait, jarret d’agneau, taurillon argentin, encornet à l’ailloli avec des fèves et, évidemment, les fruits de mer de saison.

Qui aime profiter de cette cuisine traditionnelle ? Un public essentiellement sévillan. Une clientèle fidèle qui sait ce qu’elle cherche en passant la porte d’entrée. Qui ne craint pas d’être exigeante. « Dès qu’ils entrent, ils savent que nous les avons vus. Un geste de la main, un clin d’œil. Nous les servons comme nous aimerions que l’on nous serve », affirment Antonio et Tomàs Casablanca. Des touristes viennent également leur rendre visite. Ils apportent le plus souvent une note avec ce qu’ils doivent demander, le plus souvent est une recommandation d’amis qui ont pu profiter de cette offre culinaire.

Avec le client, on prend sont temps, on se laisse un moment pour discuter avec lui, et on le lui donne pas la carte. Tout est affaire de suggestions, de faire confiance aux plats du jour. « Sinon, autant mettre un robot qui prend les commandes », disent-ils. Et on lance les hostilités avec les tapas du jour, à la sévillane.